Bonjour à vous, chers lecteurs, hommes, femmes, enfants, proches et amis, ou simple internautes tombés par hasard sur ce blog laissé à l'abandon.
Aujourd'hui
Lundi 10 Mars 2008, j'ai passé, en 7 heures, des moments réellements " chiants ", éprouvants, durs à supporter ...
Je m'en vais donc vous les conter, non pas pour que vous ayez pitié de moi, non pas pour vous faire rire, mais parce que la
malchance dont j'ai fait preuve durant cette matinée interminable se doit d'être
partagée,
comprise, et
réfléchie.
Je vais donc y mettre le plus de détail, afin que vous compreniez à quel points l'accumulation de petits évenements peut engendrer ce que j'apellerais mon "
Vendredi 13 ".
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05:30 ] Tout commence donc par un réveil un peu difficile, ayant eu du mal à m'endormir la veille, bien heureusement secouru par
Bernard De La Villardière, et son Incroyable mais narcotique " Envoyé Spécial " sur M6. Je me lève donc pour m'habiller, enfile mon Jean préféré, tente de fermer le bouton, qui me lâche dans les mains ... Erf. ** Blasé **. Bon tampis, on va mettre le treillis militaire.
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06h40 ] Une fois déjeuné, lavé, habillé, coiffé, je m'apperçois que j'ai 5 minutes de retard sur mon heure de départ habituelle.
Car oui, il faut le savoir, j'habite à Argenteuil, 15 minutes de PARIS en train Intercité, et je suis en Internat en PICARDIE, à Compiègne.
Bref, je marcherais plus vite pour récupérer mon retard. Erf, merde, il pleut des cordes >< ! Je me met en mode furtif pour éviter les gouttes de pluie s'écrasant lourdement sur mon crâne, faisant dégouliner un mélange de pluie et de gel sur mon visage.
Au bout de 07 minutes de marche éffrénée, j'arrive donc à la gare d'Argenteuil, ou je prend habituellement le train Direct vers Paris Saint-Lazare, pour un trajet de 10 minutes au lieu de 15, pour un train Indirect.
Mince, j'ai louppé mon train, et le suivant est un Indirect, à 07h55 ... Bon, je courrirais un petit peu en arrivant à la gare, pour rattraper mon retard.
Hélas, la généreuse SNCF ne l'entend pas de cette Oreille, et marque un arrêt de 08 minutes en gare de Bois-Colombes ... Merde, je n'arriverais jamais à l'heure !
A ce moment la, je suis victime d'un térrible Mal de ventre me torturant, qui durera seulement 5 minutes, heureusement.
Je commence à me dire ... "
Merde ... En voila une belle journée qui commence ... Je vais me faire tuer par le lycée pour mon retard en plus .. "
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07:20 ] Le train ayant finalement décidé de se bouger, les longs couloirs de Saint-Lazare parcourus, la foule enjambée, je cavale vers le RER E, qui m'emmène en moins de 5 minutes à Gare de Nord. Enfin un petit éspoir, je vais arriver à l'heure !
Héhé, c'est ce que je croyais. Le premier RER est affiché à 07h31 ... Et mon train à Gare du Nord, pour Compiègne, est à 07h34. Merde, Merde, MERDE !
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07:36 ] Bon ... J'ai râté le train ... J'apelle Jessie, un pôte interne de ma classe, pour lui demander de prévenir mes profs de mon retard non prémédité.
Le prochain train est à 08h37, je vais vraiment glander ... Bon, j'achète une petite bouteille de Coca ! Ouïe, 2¤80, pour une quantitée égale à 1 grand verre, et pourtant 70 centimes plus cher ...
Alors que j'apprécie mon doux nectar tel
Gad Elmaleh dans son spectacle " L'autre, c'est moi ", Jessie me rapelle, m'annonçant l'évenement qui allait
chambouller toute ma journée, et qui sera responsable, en partie, de la suite des évènements.
Mon chèr camarade m'annonce que leur train est arrêté ( Celui de 07h34, que j'aurais du prendre avec eux ) au bout de 20 minutes de transport. Il me dit que l'hôtesse du train à annoncé un " Accident de personne " ce qui veut dire dans leur language très développé et codifié " Un suicide ". les pompiers sont alors dépêchés sur le lieu du drame, et j'assiste à la scène au téléphone. Le retard de ce train " Numéro 1 " est prévu de 15 minutes environ.
En fin de compte, j'arriverais peut être avant eux, et ne me ferais pas tirer les oreilles !
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09:30 ] Je suis dans mon train, quand Jessie me rapelle, m'expliquant que leur train n'a finalement pas bougé, que les responsables ont fait évacuer les wagons, et que les voyageurs doivent aller à pied jusqu'à
Chantilly, la gare la plus proche, environ 15 minutes. Il me dit avec joie que le prochain train à Chantilly, pour Compiègne est à 11h30, et notre classe n'ayant pas cours le Lundi après midi, il préfère largement rentrer sur Paris, que d'attendre un train pendant 2heures, pour assister à 20 minutes de cours ... et revenir le lendemain matin.
C'est alors que l'hôtesse de mon train " Numéro 2 " prend la parole pour expliquer la situation, que nous allons être arrêtés en gare de Chantilly aussi.
Ni une ni deux, mon cerveau en a conclu " Fais comme tous les Internes du Train numéro 1, car tu vas attendre plus d'une heure en gare, pour assister 20 minutes de cours ... Et puis être pratiquemment seul à l'internat ce soir >< ! "
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09:45 ] J'arrive en gare de Chantilly, vais prendre un grand café à 2¤40 dans une brasserie, et m'apperçois que mon téléphone n'a plus de Batterie ... **Rofl**
Le café avalé, l'addition payée, je rentre dans la gare, le prochain train pour Paris est à 10h59 ... **La SNCF s'acharne sur moi aujourd'hui ?**. J'achète le super magazine ultra culturel " Choc " pour m'occuper l'esprit, me changer les idées, les rendre moins noires, moins morbides, et vais me poser à l'écart de la foule, dans un petit abris sur le quai. Il fait extrêmement froid, il pleut même à travers l'abris ...
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10:30 ] Au bout de 30 minutes de lecture philosophique, tremblant comme une feuille, 3 jeunes filles black habillées en mode " Cité " me rejoignent, et me parlent sans cesse ... Des quéstions sur ce que je fais dans la vie, mon prénom, mon âge .. Puis l'une d'entre elle se roule un joins d'une taille incroyable ! Elle empeste mon abris préféré de sa fumée noséabonde, crâche, rotte, met de la musique à fond sur son téléphone ... Je deviens FOU, mais garde mon calme ...
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11:00 ] Le train pour Paris est à quai, je monte dedans, m'installe dans la deuxième rangée, tout prêt de la porte, mon casque d'Ipode sur les oreilles, et reprend ma lecture, en pensant " c'est bon ... c'est fini ... je rentre chez moi, le cauchemard prend fin ! ".
Le train fait un arrêt à "
Pont-Saint-Maxence ", où plein de gens grimpent dans le train, avec une vitesse comparable à un Rush un jour d'ouverture de magasin de jouets de Noël. Une femme black d'environ 35 ans s'assoie à côté de moi sans même demander pardon et faisant tomber mon sac au sol, souillé par la pluie accumulé par les voyageurs précédents.
Je bois une gorgée de mon très onéreux coca, son téléphone sonne, elle fait un geste brusque, et renverse ma bouteille sur mon pantalon. Elle s'excuse très rapidement, je vais limiter les dégâts dans les WC les plus dégueulasses que la SNCF a en sa posséssion.
A 20 minutes de mon arrivée à Paris, 3 contrôleurs entrent dans mon wagon, 2 vont au fond, tandis que le premier commence son contrôle habituel. Je sors mon billet, et me rend compte que j'ai completement zappé de le valider, n'étant pas habitué à prendre le train vers Paris le Lundi ...
J'entend derrière moi une femme se plaindre, j'enlève ma musique, et écoute ce qui se passe. La BCBG a une apparence de femme active, mais a aussi omis de composter son billet. Le contrôleur ne veut rien entendre, il lui donne une amende et lui rend son billet.
Lorsque c'est à mon tour de me faire contrôler par cet homme de 30 ans environ, je lui révèle gentimment ma situation, lui expliquant que je suis arrivé à la bourre à la gare ( Biensûr, je n'allais pas lui dire que j'étais assis à 5 mètres d'un Composteur pendant plus d'une heure .. ). Il s'en fout totalement, malgrès mon billet de train à 10¤ payé et totalement conforme, mise à part l'oubli de validation. Je garde mon calme jusqu'à ce qu'il m'annonçe de combien l'amende était, soit 25¤.
[ Il faut savoir qu'il m'est déja arrivé de prendre le train en oubliant mon billet à l'internat, j'ai donc payé jusque la les amendes à 10¤, soit le prix du billet, en tombant sur des contrôleurs compréhensifs, avec des valeurs humaines. ]
Tout en lui repprochant son incompétence, sa méchanceté et son " Jemenfoutisme aigüe ", je lui paye les 25¤, seuls restes de mes maigres économies, ayant comme but initiale l'achat de nouvelles chaussures. C'est alors qu'au moment ou la transaction est sencée prendre fin, qu'il sort un outil totalement massacreur, son " Stylo à bille BIC ", et gribouille mon Billet, écrit la date et l'heure, et en gros " Validé ". Je pète alors litteralement un câble, car si l'on calcule, j'aurais déboursé 10 + 25 ¤ pour un trajet de train coûtant 10¤ seulement ! Je lui ai demandé aggréssivement ou irai l'argent prélevé à la tête du client, et il me répond sur un Ton niais " Dans ma poche, bonne journée ". A la limite de la crise de nerf et de la mutilation Inter-espèce ( Car oui, ce contrôleur n'est pas humain ) je me rassois, me plonge la tête dans mon magazine, et pense à la réaction de ma mère ...
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12:00 ] Me voila à Gare du Nord, je me dirige vers le RER, et vois sur le panneau des horraires " Magenta ( Saint-Lazare ) : 12h56 " alors qu'il y a habituellement un RER toutes les 15 minutes approximativement.
A bout de nerf, je fais demi tour, et vais prendre le métro 4, puis le 14, ce qui me rallonge de 15 minutes mon trajet.
Dans le métro 14, je tourne la tête, et apperçois un individu plongé dans un journal sportif ... Malheureusement, impossible de définir son sexe, vu son accoutrement, mais il me semble que, vu les traits de son obèse visage, c'était une femme. Cette femme qui n'est pas annodine du tout, portait un bonnet PSG, un sac à dos PSG, un blouson ouvert PSG, un polo bleu PSG, un Jean bleu clair commun et des chassures PSG. Au premier abbord, ca m'a fait rire. Puis en y regardant de plus près, je me suis apperçu que cette fanatique de football avait un énorme cocard à l'oeil droit, qui allait pratiquemment jusqu'à sa bouche couverte d'entailles et de croûtes de sang. Elle avait un bras dans le plâtre, et une béquille à ses pieds, posée contre le sac à dos du club de foot. Brusquemment, elle a relevée la tête, et m'a fixée dans les yeux, me pétrifiant, étant pris sur le fait ... Je ne savais que faire, j'étais totalement paralysé par un tel Déstin ...
Comment peut on se faire passer à tabac pour seule raison sa passion ?
Comment, malgrès la violente attaque dont elle a été victime récemment, peut elle encore garder la tête haute, assumer sa passion jusqu'au bout, portant encore le blason PSG, raison pour laquelle elle s'est fait massacrée ?
Des centaines d'images de violences urbaines me sont passées par la tête, j'ai imaginée ce dont elle a été victime, et fait un parralèle entre son déstin et le mien ... Ne serait-ce la vie qu'un jeu de domino ?
Comment le suicide d'un homme à 7h55 peut toucher l'avenir d'un jeune adulte de 19 ans à plusieurs dizaines de kilomètres de là ?
Que se serait-il passé si j'étais parti de chez moi 5 minutes plus tôt ?
Bref ...
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12:50 ] J'arrive en gare d'Argenteuil, pouvant enfin souffler " Je suis à la maison ... ". J'apperçois alors le bus 140 ( me déposant proche de chez moi, ce qui m'évite de marcher 07 minutes sous la pluie battante ) à son arrêt, attendant les passagers pour partir. Je me dirige vers lui, lorsqu'à à peine 2 mètres, le véhicule démarre et ferme ses portes. Je fais de grands signes, le chaffeur s'arrête au bout de quelques secondes, me lançant un regard de tueur. Je monte en le remerciant, je valide mon ticket, je fais 2 pas pour aller vers un siège lorsqu'il redémarre à FOND, me faisant tomber sous le choc du coup de pédal du pilote de rally du 140. Enfin, après 2 minutes de trajet, un vieille dame couverte d'un voile entre dans le bus, j'enlève mon sac de voyage posé sur le siège devant moi, elle s'assoie. Puis elle se rapproche de la vitre, tentant de faire une 2° place, pour son mari qui arrivait derrière. Je n'ai à peine eu le temps de le voir qu'il avait la main sur mon épaule, le visage rapproché du mien, et me demandant violemment en arabe de me bouger de là, tout en me poustillonnant dessus ...
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13:00 ] Enfin à la maison ... Je fais le point sur ma matinée ... Ma mère va me tuer, que fais-je à la maison ? Même après lui avoir raconté cette histoire qu'elle jugera sans doute d'inventée, elle m'accusera sans aucun doute d'avoir profité d'un suicide pour rentrer me mettre les doigts de pied en éventail à la maison ...
Voila la fin de mon récit, que je tenais à partager, à détailler ...
J'aurais passé au total 3h20 dans des trains/métro et 2h25 à greloter dans le froid, ainsi que déboursé 52¤70.
Parfois la vie s'acharne. Il a fallu qu'un homme l'ai compris, et veuille en finir .. Pour que le tonerre du déstin tombe sur moi. J'ai passé, ce Lundi 10 Mars, un vrai " Vendredi 13 " ...
J'attend vos réactions, si vous avez eu le courrage de lire jusqu'ici, merci de m'avoir lu, peut-être même, qui sait, de m'avoir compris.
Antoine.